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Pour qui a déjà 5 000 € à 100 000 € à placer

Et si vous aviez investi au pire moment ? 35 ans de MSCI World, votre choix.

Vous avez 25 000 € sur un livret saturé, ou une prime, ou un héritage, et peut-être 100 à 500 €/mois de votre salaire que vous pourriez ajouter à chaque versement. Cet outil compare Lump Sum vs DCA avec ou sans versement mensuel récurrent, sur les vrais rendements MSCI World depuis 1990 (crises incluses).

−55 %

pire chute MSCI World (sept. 2000 → fév. 2009)

8,28 %/an

rendement annualisé 1990–2025, dividendes réinvestis

× 17,5

ce que devient 1 € investi en 1990 fin 2025

Outil

Choisissez votre année, votre capital, votre versement mensuel.

Deux courbes par défaut : Lump Sum (vert plein) et DCA classique (orange pointillé). Réglez le versement mensuel récurrentde 0 à 500 €/mois pour ajouter l'argent du salaire investi chaque mois sur tout l'horizon. Bandes rouges = vraies crises traversées.

Vocabulaire en 30 secondes

Lump Sum : investir tout le capital d'un coup, le jour J.

DCA : étaler ce capital dans le temps (par ex. 1/12ᵉ chaque mois pendant un an).

Versement mensuel récurrent : argent du salaire investi en plus chaque mois, sur tout l'horizon.

Drawdown : la pire perte temporaire entre un pic et un creux. −50 % = votre placement vaut momentanément la moitié.

DCA + crise : variante avancée. On garde la moitié du capital en réserve et on la déploie d'un coup au prochain krach (−20 % depuis le pic).

Quand commencez-vous à investir ?

1990
Mode simple : Lump Sum vs DCA classique.

Capital initial à investir

DCA étalé sur

Versement mensuel récurrent

en plus du capital, chaque mois sur tout l'horizon
MSCI World · 19902025 · 36 ans
25 000 € · DCA 12 mois

Lump Sum

437 623 €

× 17.50 · 36 ans

DCA classique

483 239 €

× 19.33 · 36 ans

Dot-comGFCCOVID20221990199520002005201020152020202519902025
Lump : -42 %DCA : -42 %(pire chute)
DCA classique gagne

Lecture : bandes rouges = crises majeures (dot-com 2000-2002, GFC 2008-2009, COVID 2020, bear 2022). Données MSCI World rendements bruts annuels (dividendes réinvestis), 1990-2025, mensuels lissés. Hors frais et fiscalité.

Notre recommandation

Pour 90 % des débutants, le choix est plus simple qu'il n'y paraît.

  • Si vous tenez psychologiquement face à un −50 % temporairesans vendre : Lump Sum. Vous maximisez votre rendement attendu.
  • Si vous savez que vous paniqueriez et vendriez au pire moment : DCA sur 6 à 12 mois. C'est une assurance qui se paie en rendement moyen.
  • Ajoutez un versement mensuel de votre salaire par-dessus. 100 à 200 €/mois sur 30 ans pèsent davantage que le débat Lump Sum vs DCA sur votre capital initial.
  • Dans tous les cas : ne restez pas en cash. L'inflation grignote environ 2 %/an. Le Livret A en rend 1,5 %. Vous perdez chaque année simplement à attendre.

Ce que l'histoire nous apprend, vraiment.

Premier constat dérangeant : même au pire moment possible (janvier 2000, juste avant que la bulle internet n'efface 43 % du marché en trois ans)25 000 € investis en Lump Sum sont devenus environ 141 000 € fin 2025. Soit × 5,7 sur 26 ans, malgré la GFC, la crise euro, le COVID et 2022 traversés entre-temps. La vraie ennemie de l'épargne, ce n'est pas le mauvais timing : c'est l'absence d'investissement.

Deuxième constat, plus subtil : la stratégie « DCA + crise » (celle qui garde la moitié en réserve pour racheter au creux) gagne quand on s'y attend (Pic 2000 : 167 k€ vs 141 k€ Lump), mais perd dans deux scénarios sur cinq. Quand ? Quand la crise attendue n'arrive pas (Pic COVID : 38 k€ vs 53 k€ Lump, parce que la chute COVID a été trop rapide pour la déclencher dans nos données lissées). Et quand vous démarrez en période faste (1990, Best Case : 347 k€ vs 437 k€ Lump, parce que votre réserve a dormi 11 ans en Livret A avant de pouvoir s'activer).

Le coût caché de la « réserve pour la crise » est le rendement non gagné pendant l'attente. Sur 35 ans, garder 50 % en cash coûte 90 k€ par rapport à un Lump Sum, même en déployant la réserve au moment optimal. C'est ce qu'on appelle dans la littérature le « coût d'opportunité du timing ».

Les études Vanguard (1926-2011 puis 2023) confirment cette asymétrie sur toutes les fenêtres historiques : investir tout d'un coup bat le DCA dans environ 68 % des cas, avec un avantage moyen de +2,3 % de rendement sur un portefeuille équilibré. Le DCA, et a fortiori le DCA-avec-réserve, sont des assurances, pas des stratégies d'optimisation. Elles paient un coût pour vous protéger d'un scénario rare mais douloureux.

Notre lecture honnête : si vous tenez psychologiquement face à un -50 %, Lump Sum. Si vous savez que vous paniqueriez et vendriez au pire, DCA sur 6 à 12 mois : l'assurance vaut son coût. « DCA + crise » est une variante intellectuellement séduisante mais qui exige une discipline rare : déployer toute votre réserve en plein krach, quand tout le monde panique. La plupart des investisseurs n'arrivent pas à appuyer sur le bouton.

3 étapes concrètes maintenant

  1. Ouvrir un PEA chez Trade Republic (environ 15 min en ligne, sans paperasse).
  2. Acheter un ETF MSCI World (WPEA, DCAM ou CW8), éligible PEA, dès 0,20 % de frais annuels.
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Questions fréquentes

Sources et littérature

Les études sur lesquelles s'appuie cet outil.

Limites de l'outil : les rendements sont distribués uniformément au sein de chaque année, ce qui lisse la volatilité intra-année (la chute de Lehman en sept.-oct. 2008 a été concentrée sur 8 semaines, pas étalée sur 12 mois). Le drawdown réel a donc été plus brutal mais plus court que ce que l'outil affiche. Les rendements sont en USD bruts ; en EUR la performance varie au gré du change. Frais et fiscalité ignorés. Pour un investisseur français en PEA, comptez 18,6 % de prélèvements sociaux après 5 ans.